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CARNET DE BORD 4L TROPHY 2020 #1

Mis à jour : avr. 2

JOUR 1 : 18.02.2020 - PRE DEPART LYON

On est stressés, excités. La veille, la voiture a passé la journée chez Norauto, durite de frein arrière qui nous a lâchée, de quoi bien nous mettre les pétoches aussi proches du départ. Le garage est top, nous fais ça dans la journée, nous offre 20 % de réduction et nous promet qu’on partira. Il l’a dit. Il l’a fait. La 4L pète la forme et nous avec.


Rendez-vous à 9 heures, on arrive à 9 heures 30. On ne change pas les habitudes, le retard ça nous connaît. Mais on ne s’inquiète pas. Arrivée à Pontcharra-sur-Turdine, déjà plusieurs équipages présents et le petit déjeuner. De quoi se donner des forces pour la journée de route qui nous attend. Objectif : Biarritz. On a réservé un hôtel pour ce soir, on aura assez de bivouac durant l’aventure, on se préserve tant que l’on peut.



Il est 10 heures. Charles en pilote, on part avec deux autres 4L avec comme itinéraire, les nationales. Première montée, la 4L de l’Espace chauffe, l’équipage décide de s’arrêter et nous dit de ne pas les attendre. Okay, on continue avec la Poly’trelle. On monte, on descend, on traverse les villages, on ne se doutait pas qu’à ce stade on passerait toute l’aventure ensemble et pourtant, on ne s’est pas lâché. Le temps s’écoule et les kilomètres avec. On a de la chance il fait beau. Quand on passe les villages, les gens nous saluent, applaudissent, crient, on klaxonne en retour. L’excitation est là, on sait que toute une année de préparation se joue maintenant et le sourire ne lâche pas notre visage. C’est beau, c’est intense, pourtant on vient tout juste de partir sans savoir à quoi s’attendre. Premier arrêt au stand, vessie de fille oblige, un café dans un village, on prend un soda, on discute avec un passant qui possède lui-même une 4L. On a les yeux qui brillent, on le remercie chaudement pour toutes ses paroles et on repart. La route est encore longue.


Deuxième arrêt, la pause déjeuner, Mcdonald’s. Ça deviendra une habitude. On a de quoi se restaurer mais pour l’heure on remplit les estomacs et celui de la 4L en même temps avec une pause essence. On repart en changeant les pilotes. Charles avec une entorse récente à la cheville se raisonne et préfère passer le volant. On arrive déjà dans l’après-midi, on a encore tant de route à réaliser. On passe le Puy-de-Dôme, des flocons de neige nous accompagnent, on n’en revient pas, mais oui, nous sommes toujours en hiver, on l’avait presque oublié. On rit. On s’amuse. Pause goûter au milieu de nulle part, près du musée de Jacques Chirac. On continue la route des heures encore, on ne cesse de se dire « ça y est, on y est ! » Et bordel ! Quel sentiment !


Arrêt essence à Brive-la-Gaillarde. L’heure passe tellement vite. Il est déjà 18 heures. On se concerte. On doit prendre une décision pour arriver à l’hôtel à temps. On va devoir se séparer de notre équipage de compagnie, on décide de prendre l’autoroute. On les salue, leur souhaite une bonne route et on part. A peine le péage passé et on commence à croiser des 4L. On sourit encore. On les klaxonne. Ils font de même. On sent cette excitation commune. Cela durera quelques heures, le temps de passer Bordeaux aux alentours de 20 heures, idéal pour ne pas avoir de bouchons. Il fait déjà nuit, mais on continue pour arriver à Biarritz. Chose faite aux alentours de 22 heures. De nombreuses 4L ont déjà pris place sur le parking de l'hôtel, on croise l’organisation, on prend notre chambre, grignote un morceau et on dort paisiblement, excités de voir la suite de ce voyage.



Fanak

Anaïs & Charles

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